mon enfant part en vacances scolaires
- Marine
- 16 juin 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 1 sept. 2025

En maternelle ou en primaire, l’enfant n’est généralement pas autonome pour réaliser ses bolus, ce qui demande une organisation rigoureuse… .
Au collège ou au lycée, l’autonomie progresse, mais une préparation en amont reste essentielle pour que tout se passe sereinement.
Ce qu’il faut anticiper avant le départ
Voici les grands points à vérifier et organiser en amont :
– Identifier qui fera les bolus sur place si votre enfant ne peut les faire : infirmière scolaire ou IDEL rattachée au séjour.
– Former la maîtresse et/ou l’équipe encadrante : sur les conduites à tenir en cas d’hypo/hyper, la surveillance, les signes à repérer, les petits gestes du quotidien.
– Obtenir les menus à l’avance pour calculer les glucides, et noter les quantités pour chaque repas.
– Envoyer des fiches personnalisées : conduites à tenir, téléphone des parents, rappels sur la gestion du capteur, etc.
– Contacter le prestataire pour avoir un stock de matériel suffisant (pompe de secours, capteurs, stylos, réservoirs, etc.).Il peuvent aussi former le personnel qui va s'occuper de votre enfant.
– Préparer un sac à d'os "d’urgence" avec tout le nécessaire pour hypo et hyper.
– Prévoir un échange clair avec l’équipe pédagogique pour répondre à leurs questions et les rassurer (sans les surcharger d’informations non prioritaires).
Mon expérience personnelle
Mon fils est parti trois jours en classe de mer lorsqu’il était en maternelle. Sur le papier, tout était prêt : formation faite, documents envoyés, trousse bien remplie. Mais sur place, l’infirmière scolaire a refusé d’effectuer les bolus, même avec les protocoles expliqués et la formation donnée en amont . Heureusement, la maîtresse a accepté de s’en charger et elle a été formidable.
Résultat : des appels quotidiens, y compris la nuit, pour valider les bolus, parler d’hypo, gérer les imprévus. Trois jours, trois nuits très courtes. Mais un enfant heureux, fier de son séjour… et une maman fatiguée.
Et pour les plus grands ?
En grandissant, les choses évoluent. Si l’enfant est autonome pour ses bolus, et qu’il connaît bien sa pompe, le séjour est beaucoup plus simple à organiser. Vous pourvez lui laisser un téléphone portable en plus pour qu’il puisse poser ses questions ou valider une décision avec vous en direct .
Cela reste une organisation, mais vous sortez un peu du rôle d’unique référent, et votre enfant apprend à gérer par lui-même ,ce qui est aussi l’objectif, à long terme.
Bon à savoir : Il existe de plus en plus des système de contrôles de la glycémie à distance, c'est à double tranchant, soit cela peut vous aider et à avertir l'équipe quand il y a un souci ou bien augmenter votre stress car vous ne pourrez rien gérer à distance.
En conclusion
Comme vous vous doutez un séjour scolaire ne se prépare pas la veille. Il faut du temps, de l’anticipation, une bonne communication avec l’équipe, et parfois… un peu de lâcher-prise.
Mais c’est possible. Parce que ces expériences permettent à l’enfant de grandir, de gagner en confiance, et de vivre comme les autres .
Petit mot important :
Ce que je partage ici est le fruit de mon expérience personnelle, professionnelle (en tant qu’infirmière en éducation thérapeutique) et de ma vie de maman d’un enfant DT1. J’y ajoute aussi les conseils que j’ai pu recevoir et les situations que j’ai vécues.
Ces contenus ne remplacent en aucun cas les recommandations de votre médecin ou de l’équipe soignante qui suit votre enfant, car chaque enfant a un protocole qui lui est propre. En cas de doute, parlez en toujours avec eux en priorité.
Ce site se nourrit aussi de vos expériences, alors n’hésitez pas à me faire part de vos retours ou de vos astuces : cela pourra aider d’autres familles à leur tour.





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