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mon enfant fait une soirée pyjama

  • Marine
  • 16 juin 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 1 sept. 2025

Il y a des invitations qui font briller les yeux de nos enfants… et qui, en tant que parent d’un enfant DT1, nous nouent l’estomac. On se réjouit pour eux, bien sûr. Mais derrière le sourire, mille questions surgissent : Qui va gérer les bolus ? Pensera-t-il à se resucrer en cas d’hypo ? Et si l’alarme sonne à 3h du matin ? Est-ce que quelqu’un saura réagir ? Et moi, vais-je seulement fermer l’œil cette nuit ?


De mon côté tant que mon fils ne saura pas faire ses bolus seul, la réponse sera négative. C’est selon moi trop lourd, trop risqué, et je refuse de transférer cette responsabilité à un parent qui n’a pas choisi de la porter. Sauf cas particulier : une famille qui connaît bien le diabète, parce qu’elle y est confrontée au quotidien ou qu’un parent est soignant.


Alors, quand devient-ce possible ?

Cela dépend de chaque enfant. En général, c’est à la fin du primaire, quand il sait lire, comprends les chiffres, interprète une glycémie et compte les glucides avec un peu d’aide.

Je me rappelle encore la première fois où mon fils, tout fier, m’a annoncé : « Maman, j’ai fait mon bolus tout seul ! » tout était parfait… sauf qu’il l’avait déclenché une heure avant le repas. Résultat : le couscous prévu s’est transformé en nouilles « 3 minutes ».


Que faire quand cela sera le bon moment ? :

  • préparer une trousse complète (stylo, traitement pour les hypoglycémies, note explicative, numéros utiles)

  • avoir des échanges avec les parents qui accueillent, pour donner les clés essentielles sans les effrayer

  • donner un téléphone à votre enfant exceptionnellement

  • et, si vous avez un accès à distance de la glycémie cela peut être rassurant


Même avec tout cela la première nuit ne sera pas tranquille. Les réveils seront fréquents, parce qu’avec un enfant ayant un DT1, surtout quand il n’est pas à la maison, on ne dort jamais tout à fait sereinement.


Si c’est trop tôt ?

On s’adapte. Il peut participer à la soirée et rentrer dormir à la maison. Ou bien, c’est son copain qui vient dormir chez nous.


Et le jour où il saura vraiment gérer ?

Ce sera le début du lâcher-prise. Progressivement, il partira, profitera de sa soirée et se débrouillera (avec nous toujours présent grâce aux téléphones portables). Cette première nuit-là restera difficile, c’est certain. Mais au fil des expériences, la confiance va s’installer. Et petit à petit, on apprendra à relâcher un peu le contrôle, tout en voyant son enfant gagner en autonomie.







Petit mot important : 

Ce que je partage ici est le fruit de mon expérience personnelle, professionnelle (en tant qu’infirmière en éducation thérapeutique) et de ma vie de maman d’un enfant DT1. J’y ajoute aussi les conseils que j’ai pu recevoir et les situations que j’ai vécues.

Ces contenus ne remplacent en aucun cas les recommandations de votre médecin ou de l’équipe soignante qui suit votre enfant, car chaque enfant a un protocole qui lui est propre. En cas de doute, parlez en toujours avec eux en priorité.

Ce site se nourrit aussi de vos expériences, alors n’hésitez pas à me faire part de vos retours ou de vos astuces : cela pourra aider d’autres familles à leur tour.

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