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mon enfant fait des allergies cutanées

  • Marine
  • 16 juin 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 1 sept. 2025


Est ce que ce moment vous parle ? Quelques heures après avoir posé un capteur ou un cathéter , votre enfant commence à se gratter (tension interne qui monte du côté des parents) ?


Chaque peau est unique, certains enfants ne réagissent jamais, d'autres développent très vite rougeurs, démangeaisons, voire des plaques. Et dès qu’une rougeur apparaît, c’est le moment de rester vigilant. Parce qu'une fois que ça gratte… ça peut empirer. Ca a été et ça reste toujours malheureusement notre cas.


Comment éviter et prévenir l'apparition de ces rougeurs ?


1. L'hydratation


Une peau bien hydratée, c’est une peau plus résistante.

Plusieurs études ont montré que les personnes ayant du diabète ont souvent une peau plus fragile. Alors en prévention, hydratez la peau tous les jours.



Quoi utiliser ?


  • Une crème à base d’eau thermale, pour les peaux atopiques (souvent très bien tolérées).

  • En pharmacie : le Dexeryl est remboursé, mais il contient des dérivés du pétrole.

  • Pour les petits budgets : gel d’aloe vera pur, top pour apaiser et hydrater .

  • L’appli Yuka peut être bien utile pour traquer les crèmes suspectes et les perturbateurs endocriniens cachés. Attention regardez bien ce qu'il y a dans vos crèmes, car même celles proposées en pharmacie peuvent contenir des substances irritantes.


l’hydratation ne se fait pas qu’à l’extérieur…


Boire beaucoup, c’est aussi fondamental pour la peau (et pour la glycémie, d'ailleurs).Voici les recommandations en fonction de l’âge (hors exercice physique ou chaleur) :

  • 1-3 ans : ~1,3 L/jour

  • 4-8 ans : ~1,6 L/jour

  • 9-13 ans : 2,1 L (filles) à 2,4 L (garçons)

  • 14 ans et + : entre 2,3 L et 2,6 L



2. Avant le pose du cathe/capteur


C'est un peu pénible et chronophage mais c'est important pour éviter toute réaction.

🔹 Lavez la zone avec un savon doux type savon de Marseille ou savon au lait d’ânesse .

🔹 Séchez bien : pas d’humidité sinon c’est le terrain de jeu rêvé pour les réactions (et en plus ça colle moins bien).

🔹 Pas de désinfectants classiques type Biseptine : trop agressifs pour certaines peaux fragiles. La meilleure désinfection est le lavage au savon.


Bon à savoir : Alternez les sites de pose pour laisser la peau se reposer.


3. Aie ça gratte encore…


Plusieurs options à tester avant la pose :

  • Film protecteur comme Cavillon (en spray ou lingettes) avant la pose. (à votre charge)

  • Lingettes Provox, pratiques et protectrices. (les lingettes peuvent être fournies par le prestataire)

  • Flixonase, un spray nasal à base de corticoïdes, à appliquer localement ( à discuter avec le diabétologue ou médecin traitant car sous prescription médicale).


Et si malgré tout, la peau réagit toujours :

  • Changer de modèle de cathéter ou de pompe.

  • Ou tout simplement faire une pause et passer au stylo pour laisser la peau se reposer.

Chez nous, les réactions cutanées, c'est très courant. Mon fils a eu de sacrées rougeurs sous les cathéters. Je me disais : « Bon, allez, après le patch d'EMLA on met un peu d'anti-adhésif, de Biseptine, une lingette, un film protecteur, une prière… et ça ira ».

Sauf que non.


À force d’enchaîner les produits avant chaque pose (film protecteur + désinfectant + anti-adhésif = cocktail explosif), la peau n’en pouvait plus. Et là, révélation: nettoyer simplement au savon doux après l’anti-adhésif, et c'est tout

Le résultat ? Aucunes rougeurs! Juste avant j'en étais à me dire qu'il fallait qu'on change (encore) de pompe. En discutant avec notre diabétologue celle ci m'a confirmé que la meilleure désinfection se fait au savon et à l'eau.


En résumé


Une hydratation optimale commence de l’intérieur comme de l’extérieur, c’est un fondement essentiel de la santé cutanée.

Attention à la surutilisation de produits qui peuvent déséquilibrer la barrière cutanée.





Petit mot important : 

Ce que je partage ici est le fruit de mon expérience personnelle, professionnelle (en tant qu’infirmière en éducation thérapeutique) et de ma vie de maman d’un enfant DT1. J’y ajoute aussi les conseils que j’ai pu recevoir et les situations que j’ai vécues.

Ces contenus ne remplacent en aucun cas les recommandations de votre médecin ou de l’équipe soignante qui suit votre enfant, car chaque enfant a un protocole qui lui est propre. En cas de doute, parlez-en toujours avec eux en priorité.

Ce site se nourrit aussi de vos expériences, alors n’hésitez pas à me faire part de vos retours ou de vos astuces : cela pourra aider d’autres familles à leur tour.



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