mon enfant a peur des soins
- Marine
- 16 juin 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 31 août 2025

Changement de capteur, pose de cathéter, retrait d’un patch collé comme une moule à son rocher… Pour nous, c’est devenu presque une routine. Pour eux, c’est souvent une épreuve.
Et derrière ce geste technique se cache bien plus : de la peur, de l’anticipation douloureuse, du stress, voire de vrais traumatismes émotionnels et physiques.
Ces soins qui piquent...
Beaucoup d’enfants ayant un DT1 redoutent les soins. Et on les comprend. La douleur, même légère, est répétée, prévisible… et inévitable. À force, ça use. Le corps garde la mémoire, l’esprit aussi.
Ce que j’ai appris en me piquant moi-même…
Un jour, j’ai décidé de faire l’expérience. Pas très rassurée au départ (on ne va pas se mentir), mais je l’ai fait.
Mon fils était ravi. Pour une fois, ce n’était pas lui ! C’est même lui qui m’a posé le capteur (et il a adoré ça). Et surtout, j’ai compris sa douleur. Un jour, le cathé était mal placé : gêne, douleur, impossible de penser à autre chose. Depuis, quand il me dit « J’ai mal au cathé », je ne tergiverse plus. Je change tout de suite. Avant, je pouvais répondre « Attends, on va voir si ça passe… ». Mais en réalité ça ne passe jamais.
Comment les accompagner au mieux ?
Il n'y a malheureusement pas de recette magique, mais quelques astuces qui peuvent bien aider.
1. Créer une alliance avec son enfant
Lui montrer qu’on comprend, qu’on est à ses côtés, qu’il a le droit d’avoir peur, mal, marre. Et aussi qu’on fait de notre mieux.
2. Détourner l’attention
Dessin animé, vidéo rigolote, musique à fond… Chez nous, c’est même devenu le moment « droit à tous les gros mots » (ça marche à merveille j'en profite aussi pour décompenser ).
3. Travailler la respiration
Respirer profondément avec lui, souffler ensemble, faire un petit jeu de respiration…Ça semble anodin, mais ça l’aide à rester acteur, à ne pas se laisser submerger.
4. Transformer le soin en moment "coaching"
On devient coach mental, animateur, clown, chanteur…Tout est bon pour désamorcer la tension.(bon je vous avouerai des fois que je n'ai pas la force mentale et je suis moins efficace)
5. Et si ça ne suffit pas ?
Alors on demande de l’aide: Une psychomotricienne peut aider à réconcilier le corps avec les soins. L’hypnothérapie peut faire des merveilles pour apaiser l’anticipation douloureuse. La sophrologie, gérer les émotions et bien sûr le psychologue pour mettre des mots sur les maux.
il faut le vivre pour le comprendre
Nos enfants sont incroyablement courageux. Mais ce courage a ses limites, surtout quand la douleur devient une habitude.
Alors testons, écoutons, ajustons, accompagnons. Et surtout, n'oublions jamais que pour eux, chaque pose de cathé, c’est un mini Everest. Un jour une technique va marcher, le lendemain elle ne marchera plus. Le but est d'avoir dans notre sac des outils pour les aider au mieux durant ces moments difficiles.
Petit mot important :
Ce que je partage ici est le fruit de mon expérience personnelle, professionnelle (en tant qu’infirmière en éducation thérapeutique) et de ma vie de maman d’un enfant DT1. J’y ajoute aussi les conseils que j’ai pu recevoir et les situations que j’ai vécues.
Ces contenus ne remplacent en aucun cas les recommandations de votre médecin ou de l’équipe soignante qui suit votre enfant, car chaque enfant a un protocole qui lui est propre. En cas de doute, parlez-en toujours avec eux en priorité.
Ce site se nourrit aussi de vos expériences, alors n’hésitez pas à me faire part de vos retours ou de vos astuces : cela pourra aider d’autres familles à leur tour.





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