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le rôle des muscles

  • Photo du rédacteur: Mry Marine
    Mry Marine
  • 13 oct. 2025
  • 3 min de lecture

Bouger pour mieux réguler sa glycémie


L’activité physique joue un rôle essentiel dans l’équilibre glycémique, en particulier chez les personnes vivant avec un diabète de type 1. Ce n’est pas seulement une question de “brûler des calories” ou de “faire du sport”, mais bien de comprendre comment notre corps utilise et stocke le glucose et pourquoi bouger régulièrement change tout.


Le glucose : le carburant de nos muscles


Quand on bouge, nos muscles puisent leur énergie dans le glucose. Celui-ci est stocké sous forme de glycogène principalement dans les muscles et, dans une moindre mesure, dans le foie. Ces réserves sont toutefois limitées : chez une personne moyenne, on compte environ 400 g dans les muscles et une centaine dans le foie. Plus la masse musculaire est importante, plus la capacité de stockage l’est aussi.

Mais attention, une fois ces “réservoirs” pleins, le surplus de glucose n’a plus vraiment d’endroit où aller. Il est alors transformé et stocké sous forme de graisses dans le tissu adipeux. C’est là que l’activité physique prend toute son importance : elle vide régulièrement ces réserves, permettant au glucose d’être utilisé au lieu d’être stocké.


L’exercice rend les cellules plus sensibles à l’insuline


L’un des effets les plus puissants de l’activité physique est l’amélioration de la sensibilité à l’insuline. Pendant l’effort, les muscles deviennent capables d’absorber le glucose même sans insuline, grâce à des mécanismes spécifiques .

Et cet effet ne s’arrête pas quand on cesse de bouger : après une séance, les muscles restent plus sensibles à l’insuline pendant 24 à 48 heures, parfois jusqu’à 72 h selon l’intensité et la durée de l’activité. En pratique, cela signifie que le glucose circule plus efficacement, que les besoins en insuline peuvent diminuer, et que la glycémie est plus stable.

Des études ont montré que cet effet est visible même sans perte de poids : c’est la régularité et la quantité d’activité qui comptent. L’activité physique régulière améliore la signalisation de l’insuline dans les muscles, augmente la capacité mitochondriale et diminue les graisses accumulées dans le foie et les muscles, autant de facteurs qui favorisent une meilleure régulation glycémique.


De multiples bénéfices




Bouger ne sert pas uniquement à réguler le sucre dans le sang. L’activité physique régulière :

  • améliore la santé cardiovasculaire, un point clé chez les personnes avec (ou sans) diabète,

  • aide à maintenir un poids stable,

  • renforce la masse musculaire et osseuse,

  • agit sur le stress et le moral , deux leviers importants pour la gestion quotidienne du diabète.

Chez les personnes vivant avec un diabète de type 1, plusieurs études ont montré qu’un niveau d’activité physique plus élevé est associé une HbA1c plus basse, une meilleure capacité physique , et une dose d’insuline quotidienne plus faible.


un peu tous les jours...


Il n’est pas nécessaire de faire des séances intensives tous les jours. La régularité est la clé : marcher, faire du vélo, danser, jardiner ou pratiquer un sport qu’on aime… tout compte. L’idéal est de combiner des activités aérobies (comme la marche rapide ou la natation) avec des exercices de renforcement musculaire, car plus on a de muscle, plus on augmente sa capacité à stocker et utiliser le glucose.



Bouger régulièrement permet donc d’utiliser notre glucose, de vider les réserves musculaires, d’améliorer la sensibilité à l’insuline et de renforcer tout le métabolisme. Même de petites actions répétées ont un impact réel et durable.

Aider nos enfants à bouger, à aimer être en mouvement, c’est leur offrir dès aujourd’hui les clés d’une bonne santé et aussi pour demain...


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