les différents types de boucles
- Marine
- 8 sept. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 13 sept. 2025

La boucle ouverte : l’utilisateur fait (presque) tout
La pompe délivre l’insuline de base selon un programme défini à l’avance.
Le capteur de glycémie (CGM) mesure la glycémie en continu… mais ne communique pas directement avec la pompe.
Résultat : c’est à la personne ou au parent de calculer les bolus repas, les corrections, et d’adapter les débits si nécessaire.
La boucle est dite « ouverte » parce que les informations du capteur ne ferment pas le cercle en commandant directement la pompe.
La boucle semi-fermée (appelée aussi « hybride ») :
Ce que nous savons aujourd'hui:
Depuis quelques années, plusieurs systèmes dits « automatisés » sont arrivés sur le marché. On parle de boucle semi-fermée ou hybride car :
Le capteur et la pompe communiquent grâce à un algorithme.
La pompe adapte automatiquement le débit de base toutes les quelques minutes, et peut corriger une glycémie qui monte.
MAIS : la personne doit annoncer les repas et lancer le bolus.
Exemple : MiniMed™ 780G, Tandem Control-IQ, Omnipod® 5.
Ces systèmes sont une aide précieuse : ils limitent les hypoglycémies nocturnes, corrigent une partie des variations imprévues, et apportent un vrai confort au quotidien. Mais ils ne « remplacent » pas encore notre rôle au moment des repas.
La boucle fermée
Une boucle totalement fermée, c’est quand tout est automatisé :
Plus besoin de calculer ou d’annoncer les glucides.
L’algorithme détecte la montée de glycémie après le repas et envoie de l’insuline en conséquence (basale et bolus).
En pratique :
Des prototypes existent et des essais cliniques montrent que cela fonctionne dans certaines conditions.
Les résultats sont encourageants : meilleur temps dans la cible, réduction des hypoglycémies et surtout allègement de la charge mentale.
Mais, à ce jour (septembre 2025), aucun système grand public de boucle entièrement fermée n’est encore disponible pour le diabète de type 1.
Les défis restent importants : variabilité des repas (graisses, protéines), rapidité d’action de l’insuline actuelle, et gestion des pics post-prandiaux.
Pourquoi y a-t-il autant de confusion ?
Parce que les systèmes semi-fermés d’aujourd’hui deviennent de plus en plus « intelligents ».
Certains algorithmes peuvent injecter automatiquement de petites doses correctrices (mini-bolus).
Cela donne l’impression d’une « boucle fermée », mais en réalité les repas doivent toujours être annoncés par l’utilisateur.

L’avenir
Les essais cliniques se multiplient et la technologie avance vite. Peut-être que dans quelques années, les systèmes fermés seront disponibles et transformeront encore plus la vie des personnes avec un diabète de type 1.
En attendant, les systèmes semi-fermés déjà accessibles représentent un progrès majeur : moins de stress, plus de sécurité, et une meilleure qualité de vie.




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