

La maladie
Le choc du diagnostic
Lorsqu’un médecin annonce un diabète de type 1, tout va très vite et peut être confus. On pense connaître le mot « diabète », mais ce n’est pas la même réalité que le diabète de type 2. Dès le départ, beaucoup d’informations arrivent en même temps :
des explications médicales à comprendre,
des gestes techniques à apprendre rapidement,
des chiffres, des doses, des hypoglycémies à surveiller,
et une quantité de données à intégrer, alors que l’on est encore bouleversé.
La notion de temporalité est très importante, prendre le temps pour encaisser, prendre le temps pour pleurer, faire le deuil de la vie d’avant. Tout en devant vivre avec ce nouveau compagnon de route.
Le diabète de type 1, c’est quoi ?
C’est une maladie auto-immune, c'est à dire que certains de nos anticorps (qui sont censée nos protéger des virus ou bactéries par exemple) se dérèglent et attaquent notre propre corps. Et dans le cas du DT1 c'est un organe qui est attaqué : le pancréas. Il ne produit plus d’insuline, cette hormone qui permet au sucre d’entrer dans les cellules. Le résultat est que le sucre reste dans le sang et donc que la glycémie augmente.
Le traitement sera de remplacer l’insuline naturellement absente, grâce à des injections d'insuline (par pompe ou stylo).
C’est une maladie à vie, mais elle se gère au quotidien, pas à pas.
Ce n’est ni à cause du sucre, ni d’un mode de vie, ni de quelque chose que vous auriez mal fait. Des études sont en cours mais il se pourrait qu’il y ait des causes environnementales , des virus mais aussi la génétique . C'est malheureusement de plus en plus courant , regardez autour de vous, dans votre entourage ou connaissance vous aurez surement quelqu'un qui présente une maladie auto-immune .
La glycémie
La glycémie, c’est le taux de sucre dans le sang. Elle se mesure plusieurs fois par jour (avec un capteur ou lecteur + bandelettes). Les valeurs “cibles” sont données par l’équipe médicale, voyez cela comme un "couloir" qu'il ne faut idéalement pas dépasser.
Elle doit se situer entre 70mg/dl et 110mg/dl chez une personne n'ayant pas cette maladie.
Chez une personne ayant un DT1 elle peut être entre 80mg/dl et 250mg/dl ou 70mg/dl et 300mg/dl , tout dépend des valeurs seuils indiqués par le médecin.
Les hypoglycémies
L’hypo, c’est quand la glycémie descend trop bas. Elle se manifeste par des tremblements, de la fatigue, des sueurs, de la pâleur, un comportement inhabituel…
On la traite rapidement avec du sucre rapide (jus, bonbons, sucre en morceaux…). Ensuite, on surveille, en général on attends que les symptômes disparaissent , on peut faire un petit contrôle glycémique et la journée peut reprendre . Si au bout de 15mn les symptômes sont toujours là on resucre de nouveau.
C’est impressionnant au début, mais ça se gère bien avec un peu d’habitude.
Bon à savoir : Votre enfant ne peut pas mourir d’une hypoglycémie. Le seul risque d’une hypo est de perdre connaissance et d'entraîner une chute qui pourrait faire mal.
Les hyperglycémies
L’hyper, c’est quand la glycémie est trop haute, en général quand elle dépasse 250mg/dl . Ça peut arriver souvent (surtout au début) : maladie, stress, croissance, oubli, erreur de dose, ou juste… la vie.
On corrige selon les consignes données, on hydrate son enfant ... ce n’est pas un échec, c’est une réussite différée !
Bon à savoir : Ce n’est pas parce que votre enfant fait des hypers qu’il va développer des complications (surtout celles qu’on voit, de papy Mougeot (qui fait du diabète de type 2) et qui s’est fait amputer du pied), c’est le cumul d’hyper de longues durées sur plusieurs années qui est délétère.
